Il y a un an, la CDC lançait une expérimentation de la semaine en 4 jours avec télétravail dans le cadre de l’accord Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) signé en 2024.

Une victoire syndicale portée par l’UNSA, qui répondait à une demande forte des agents pour mieux concilier vie professionnelle et personnelle.

Ce dispositif innovant, ouvert à tous sans condition, permet de travailler quatre jours par semaine tout en percevant l’intégralité de son salaire.

Depuis 2024, il est compatible avec une journée de télétravail, qu’elle soit régulière ou ponctuelle.

Pour en bénéficier, les agents s’engagent à :

✔ Travailler quatre jours par semaine (35 heures, soit 8h45 par jour), sans possibilité de récupérer des journées ou demi-journées en crédit d’heures.

✔ Badger systématiquement pour garantir le suivi du temps de travail.

Lors de la dernière commission de suivi de l’accord QVCT, la Direction a présenté aux organisations syndicales signataires (UNSA, CFDT, CGC) les conclusions globalement très positives de deux enquêtes menées par La Voix du Collaborateur et la médecine du travail auprès des bénéficiaires et de leurs managers. Les résultats révèlent notamment une grande satisfaction, tant chez les agents que chez leurs responsables.


Les agents actuellement concernés soulignent les impacts positifs sur :


✔ Leur relation avec leur collectif de travail (56 % d’effets positifs, 42 % sans effet) ;

✔ Leur capacité à organiser leur travail et à mener à bien leurs missions (60 % d’effets positifs) ;

✔ Leur état de fatigue (53 % d’effets positifs, 31 % sans effet) ;

✔ Leur motivation qui se trouve renforcée ;

✔ Leur autonomie et la confiance accordée ;

✔ Leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.


Du côté des managers, le bilan est tout aussi encourageant :


✔ 94 % estiment que ce dispositif n’a pas d’impact négatif, voire est positif pour la cohésion d’équipe ;

✔ Une majorité juge qu’il n’a pas d’effet sur la charge de travail ni sur la gestion des priorités et des urgences ;

✔ Ils constatent une dynamique positive chez les agents et un renforcement de la relation de confiance ;

✔ Les agents concernés apparaissent plus motivés et investis ;

✔ Enfin, ce dispositif est perçu comme un vecteur d’attractivité et un levier pour la QVCT.


Cependant, certains points restent à améliorer :


Les agents critiquent le manque de souplesse du dispositif et souhaitent pouvoir récupérer à minima une journée en crédit d’heures par trimestre. Cette demande se heurte au refus de la Direction, mais L’UNSA continuera de porter cette demande légitime lors des prochaines réunions de négociation.

De plus, bien que la Direction ait indiqué qu’aucune demande n’a été refusée, l’UNSA souhaite s’assurer qu’aucun frein ni phénomène d’autocensure – lié à la crainte d’un rejet ou d’une stigmatisation – ne limite l’accès au dispositif, quelle que soit la direction ou le service concerné.

L’UNSA demandera la pérennisation de ce dispositif, ainsi que son amélioration afin de garantir plus de souplesse à tous les agents.


Ensemble, continuons à faire progresser nos conditions de travail !