La récente présentation du rapport d’activité de la Mission Sociale Groupe (MSG) aux représentants du personnel offre l’occasion de faire un point sur les dispositifs d’action sociale proposés par la CDC. Si des avancées sont à souligner, certains défis persistent et appellent des ajustements pour mieux répondre aux besoins des agents. Voici une synthèse équilibrée des forces et des marges de progression identifiées.


1. Crèches : une organisation solide, mais des besoins non satisfaits


L’UNSA salue la gestion rigoureuse de la campagne 2026, avec 128 demandes traitées et une offre diversifiée incluant micro-crèches et multi-accueil. Cependant, 65 familles restent en liste d’attente, signe d’un budget insuffisant et d’une campagne annuelle trop rigide. Nous appelons à plus de flexibilité (campagnes semestrielles ou ouvertes en continu) et à un renforcement du financement afin de répondre aux agents en attente d’une solution de mode de garde.


2. Logement : accompagnement renforcé face à une crise persistante


La mission logement de la MSG est mobilisée pour accompagner les agents, avec un réseau élargi de partenaires et des dispositifs comme Mobili-Jeunes (en faveur des apprentis) en progression. Néanmoins, le taux de transformation est tombé à 30 % (attributions de logements / propositions hors Action Logement), illustrant la difficulté à répondre à la forte demande dans un contexte de pénurie de logements et de loyers élevés. L’UNSA soutient le lancement de la plateforme CITIMO prévue en septembre 2026, mais insiste sur le maintien d’un accompagnement humain renforcé et sur la nécessité d’augmenter les partenariats.


3. Prêts immobiliers : des dispositifs efficaces mais perfectibles


L’UNSA note la gestion prudente des prêts, avec un faible taux d’impayés et l’arrivée en 2026 du Bail Réel Solidaire (BRS) pour faciliter l’accession à la propriété. Toutefois, certaines règles, comme l’interdiction de contracter un prêt pour sa résidence principale dès lors que l’agent est propriétaire d’un logement locatif, ou l’analyse poussée des relevés bancaires, méritent d’être revues pour plus d’équité et de respect de la vie privée. Nous encourageons également la CDC à engager des démarches pour permettre l’accès aux prêts à taux zéro.

À ce propos, l’UNSA tient à souligner que les nouvelles règles en vigueur depuis 2025 obligeant les agents à vendre leur résidence principale dans les 6 mois suivant leur déménagement, ou imposant la vente d’un bien locatif, créent des disparités de traitement inacceptables entre agents. Ces conditions excluent des situations légitimes et génèrent une inégalité d’accès aux dispositifs. L’UNSA demande donc la suppression pure et simple de ces restrictions afin de garantir à tous les agents un accès équitable au prêt acquisition, en cohérence avec les valeurs d’égalité et de solidarité qui doivent présider à l’action sociale à la CDC.


4. Aides sociales : des dispositifs utiles, mais une marge de progression


Les prêts de secours et aides au logement sont des outils précieux, néanmoins l’UNSA déplore que la majorité des aides soient remboursables, contrairement aux dons non remboursables de la mutuelle des agents de droit public. Nous appelons à la création d’un fonds d’urgence non remboursable et à une revalorisation des plafonds d’aides comme l’ARCT.

L’UNSA CDC reconnaît les efforts de la MSG dans l’amélioration des dispositifs d’action sociale, mais insiste sur la nécessité d’adapter ces dispositifs aux réalités croissantes des agents, notamment en matière de crèches, logement et prêts. Nous continuerons à porter vos attentes dans les instances et à défendre une action sociale plus souple, mieux financée et plus humaine.


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