L’UNSA CDC agit en intersyndicale pour obtenir une prime sur les résultats enregistrés par la CDC. Où en êtes-vous ?


Marjorie : Au point mort. Alors que nous sommes unis (UNSA, CGT, CFDT, CGC) pour revendiquer une prime de 1 500 euros pour tous les personnels, au regard des excellents résultats enregistrés par la CDC et pour pallier l’inflation grandissante, le Directeur général refuse toute ouverture de négociation sur le pouvoir d’achat, considérant que les personnels sont déjà bien lotis ! Olivier Sichel a reçu les organisations syndicales 30 minutes… en tout et pour tout.

Depuis le dialogue social est bloqué et l’intersyndicale a décidé de ne plus siéger, pour l’instant, dans les instances officielles (CUEP et CLU).

En dehors de cette prime, il y a aussi d’autres moyens pour augmenter le pouvoir d’achat des personnels : la mise en place de tickets restaurants les jours télétravaillés, par exemple, pourrait être une piste de sortie du conflit.

Pour l’UNSA CDC, la reconnaissance du travail et de l’engagement des personnels doit se traduire par des actes concrets et pas uniquement par des discours.


Ou en est-on dans les autres négociations, notamment celle sur l’accord égalité Femmes/Hommes ?


Marjorie : La négociation sur l’accord-égalité F/H s’est ouverte à la mi-mars, les organisations syndicales constatent que le projet présenté par la DRH est peu ambitieux.

De ce fait et comme à son habitude, l’UNSA CDC a fait des propositions concrètes et espère qu’elles seront intégrées dans l’accord.

L’UNSA revendique notamment la mise en place de 2 nouvelles mesures :

  • le congé menstruel,
  • la MATT parentalité.

sur lesquelles nous avons déjà communiqué.

Hormis cette négociation, il n’y a aucun autre sujet d’inscrit à l’agenda social de la DRH en 2026… pour autant les sujets ne manquent pas !


Des élections professionnelles auront lieu en décembre 2026. Comment l’UNSA prépare t’elle ces échéances ?


Marjorie : En effet, des élections professionnelles ont lieu tous les 4 ans, en même temps que celles organisées dans toute la Fonction publique.

L’UNSA CDC, première organisation syndicale depuis des années, présentera des candidats dans tous les scrutins.

Cette échéance sera l’occasion de revenir sur tous les acquis que nous avons pu obtenir : l’intéressement porté à 10 % de la masse salariale, la signature de l’accord-cadre 2026-2029, plus récemment la GARI, dispositif permettant aux agents de bénéficier d’une prime différentielle dans les cas où sur les quatre dernières années, la progression de leur rémunération de base n’a pas compensé l’inflation.

Par ailleurs, ce sera l’occasion de réaffirmer nos attentes et de pousser des revendications comme l’attribution de 1 % des résultats par le biais d’un accord au niveau du groupe CDC.

L’équipe de l’UNSA sera bien sûr présente à ce rendez-vous démocratique, qui déterminera la représentativité syndicale pour les 4 prochaines années.


Es-tu optimiste ?


Marjorie : Oui tout à fait ! Nous venons de renforcer l’équipe de 5 nouveaux permanents, notamment sur les sites d’Angers et de Bordeaux et enregistrons régulièrement de nouvelles adhésions.

Nous continuons de nous impliquer avec conviction dans les instances et auprès des agents, par un accompagnement personnalisé ou par le biais d’applications que nous continuons de développer.

Par ailleurs une grande solidarité existe entre les militants de l’UNSA de l’Etablissement public et des filiales du Groupe, ce qui permet de croiser nos actions et revendications.

Le congé menstruel, par exemple, a été mis en place dans un accord à Adoma et CDC Habitat.

Partager nos expériences est enrichissant, c’est un atout précieux et il y a donc toutes les raisons d’être optimiste pour l’avenir !

L’UNSA CDC reste proche des attentes des personnels et se renouvelle sans cesse avec modernité… elle vient d’ailleurs de franchir une étape avec le lancement du portail UNSA Groupe CDC que je vous invite à découvrir !

Marjorie LAIR, Secrétaire générale adjointe de l’UNSA Groupe CDC