L’UNSA donne un avis favorable en Comité Local Unique Ile-de-France (CLU) !

Lors du Comité Local Unique (CLU) Île-de-France du 18 mars 2026, la Direction a présenté un projet qualifié « d’ajustements » concernant l’organisation de la Direction de l’Investissement (DI) et du Réseau siège.

Porté notamment par François Wohrer, Directeur de la DI, ce projet qui concerne 65 agents s’inscrit dans la continuité de la réorganisation engagée en 2024 et vise à renforcer le positionnement stratégique de la Banque des Territoires autour d’un axe désormais central : la souveraineté.


Un projet cohérent sur le plan stratégique


Ce projet doit permettre à la Caisse des Dépôts de hisser les enjeux de souverainetés (Défense, Industrie, Numérique et DATA) au même rang que la cohésion sociale et la transition écologique, pour saisir pleinement les initiatives et programmes à visée territoriale en la matière.

Il comporte quatre évolutions structurantes (la première étant la plus significative) :

  • Création d’un département Souverainetés
  • Réorganisation du département Entreprises (qui passe de 4 à 2 pôles)
  • Regroupement des activités Energie au sein d’un pôle unique
  • Transfert de l’inclusion numérique vers la DRT, avec la création d’un pôle « Services de proximité » dans le département Appuis aux territoires

Pour l’UNSA, l’orientation stratégique est lisible et pertinente ; elle répond aux priorités nationales actuelles et s’inscrit dans une logique d’adaptation nécessaire de l’Institution.


Des interrogations majeures sur les impacts humains


Si le sens politique du projet n’est pas contesté, l’UNSA a largement insisté sur les conditions de mise en œuvre, qui doivent être pleinement sécurisées.

L’UNSA réaffirme que les transformations nécessaires pour s’adapter à un environnement en constante évolution ne peuvent réussir que si elles sont anticipées, partagées et accompagnées pour les agents.

Plusieurs points de vigilance ont été soulevés :


1. Une nécessaire consolidation des éléments RH


  • Visibilité partielle sur les évolutions contractuelles (avenants, contrats en cours)
  • Garanties à renforcer sur le caractère volontaire des mobilités
  • Impacts managériaux à objectiver (perte ou évolution de périmètre)

2. La question centrale de la charge de travail


Dans un contexte de transformations rapprochées, l’UNSA a alerté sur :

  • Le dimensionnement des effectifs au regard des ambitions affichées
  • La nécessité de mesurer objectivement la charge de travail post-réorganisation
  • Le besoin d’outils et de systèmes d’information adaptés, aujourd’hui encore insuffisants

3. L’enjeu de l’emploi durable


L’ensemble des organisations syndicale a également interrogé la Direction sur :

  • Le recours aux emplois non permanents
  • La stratégie de recrutement pérenne, notamment sur des expertises liées à la souveraineté (numérique, data, Défense)

4. La prévention des risques psychosociaux (RPS)


Le baromètre social le confirme : les réorganisations successives ont un impact sur les agents.

L’UNSA rappelle que la réussite d’un projet repose autant sur la stratégie que sur l’adhésion des équipes et la qualité de leur accompagnement.

Cela implique :

  • Un accompagnement RH systématique et individualisé
  • Une anticipation des impacts organisationnels
  • Une présence managériale renforcée avant et après la mise en œuvre

Une méthode qui doit encore progresser


Plusieurs marges d’amélioration ont été soulignées :

  • Une présentation du projet en séquences, nuisant à la lisibilité d’ensemble
  • Une information parfois tardive des agents
  • Et surtout, un besoin de renforcement du traitement des impacts en matière de santé et conditions de travail, en lien avec les prérogatives de la Formation Spécialisée en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail (FSSSCT).

Des engagements attendus et vérifiables


L’UNSA sera particulièrement vigilante sur la mise en œuvre effective des engagements pris, notamment :

  • La réalisation d’une analyse approfondie et formalisée des risques professionnels, intégrée au DUERP, incluant explicitement les risques psychosociaux.
  • La mise en place d’un dispositif de suivi renforcé des impacts sur les conditions de travail, avec des indicateurs précis en matière de santé et de qualité de vie au travail.

L’UNSA attend aussi :

  • Un bilan à 6 mois, objectivé et partagé en instance.
  • Une évaluation réelle de la charge de travail et des effectifs.
  • Un suivi concret des parcours professionnels et des mobilités.

VOTES

POUR : UNSA (4 voix) – CFDT (2 voix)

ABSTENTION : CGT (1 voix) – CFE-CGC (2 voix) 

CONTRE : SNUP (1 voix)  


En votant POUR ce projet, l’UNSA a fait le choix de la responsabilité et de l’exigence : Accompagner les évolutions stratégiques, tout en garantissant que les conditions de travail des agents soient pleinement prises en compte !