L’UNSA demande une reprise de la gestion de l’enveloppe 2024 de la GIPA pour les personnels publics par la DRH et non par les managers (comme cela a été fait pour les personnels de droit privé avec la GERI).



Initialement, l’UNSA avait proposé que la GIPA soit attribuée directement aux agents par la DRH, sous forme de prime ou d’indemnité, afin de préserver son objectif originel : compenser la perte de pouvoir d’achat.

Cependant, la Direction a opté pour une solution différente, en choisissant de la verser par le biais d’une enveloppe complémentaire de PFT (Prime de Fonction et de Technicité).

Ce choix, bien que conforme à la décision de redistribuer une partie de la GIPA — sous une forme différente — a été rejeté par tous les représentants du personnel lors du CUEP (Comité Unique de l’Etablissement Public) en fin d’année dernière.

L’UNSA a exprimé son souhait de voir la redistribution de l’équivalent de la GIPA 2024 se faire directement auprès des agents concernés. Cette approche plus directe, par l’intermédiaire de la DRH, aurait permis de maintenir une certaine équité dans l’attribution des montants et d’éviter les inégalités qui peuvent découler d’une distribution à la main des managers.

De plus, en pleine période d’EOP, la réalité du terrain met en lumière des difficultés supplémentaires. Certains managers rencontrent déjà des difficultés avec des enveloppes plus faibles en montant pour un nombre supérieur d’agents, ce qui suscite une réelle frustration, à la fois pour les personnels qui se voient proposer une GIPA inférieure à celle qu’ils auraient dû percevoir, mais aussi pour les managers qui ne sont pas en mesure de gérer cette redistribution de manière juste et transparente !

Bien qu’ils n’aient pas d’obligation légale de verser la GIPA en complément de la PFT, ces managers soulignent que les marges de manœuvre qui leur sont allouées sont en effet trop restreintes pour répondre aux attentes des agents. Selon eux, la redistribution de la GIPA aurait dû être gérée à un niveau central, par la DRH, afin de garantir une répartition équitable, sans les laisser dans l’incertitude financière.

L’UNSA soutient cette proposition, estimant que les managers ne disposent ni des moyens financiers ni des informations nécessaires pour attribuer correctement la GIPA aux agents.

L’UNSA plaide donc pour un transfert de l’attribution de la GIPA par la DRH, qui serait mieux placée pour assurer une gestion plus équitable et cohérente de cette indemnité.

Ainsi, bien que des efforts aient été faits pour compenser le non-versement de la GIPA 2024, l’UNSA rappelle que la redistribution doit se faire de manière transparente et équitable, sans mettre de pression excessive sur les managers.

La DRH devrait, selon nous, prendre en charge cette responsabilité afin de garantir que tous les agents bénéficient de l’indemnisation qu’ils auraient dû recevoir.



Il en va de l’équité entre tous les agents !