La mobilité est un levier essentiel pour construire un parcours professionnel, développer ses compétences, accéder à de nouvelles responsabilités et maintenir la motivation des agents.Pourtant, force est de constater qu’aujourd’hui, faire une mobilité relève du parcours du combattant, tant au sein du Groupe qu’à l’Établissement public.


Des mobilités Groupe quasiment à l’arrêt


Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que 200 mobilités Groupe étaient prévues à horizon 2028, seules 48 ont été réalisées à ce jour. Ce constat est sans appel !

La Direction explique cette situation par la baisse des recrutements dans les filiales.

Mais pour l’UNSA, cette justification est loin d’être suffisante.

Si le contexte économique peut avoir un impact, il ne peut en aucun cas expliquer à lui seul un tel blocage !

L’UNSA estime qu’une véritable politique de mobilité ne peut pas se limiter à constater les difficultés. Elle doit être portée et impulsée par la Direction, à travers des actions concrètesune coordination renforcée entre les différentes entités du Groupe et une volonté affirmée de favoriser les parcours professionnels.


À l’Établissement public aussi, les attentes restent sans réponse


La situation n’est guère plus satisfaisante au sein de l’Établissement public, où les possibilités de mobilité demeurent très largement en deçà des attentes exprimées par les agents.

La politique de réduction des effectifs, conjuguée au non-remplacement d’une partie importante des départs à la retraite, contribue directement à cette situation de blocage. Quand les postes disparaissent ou ne sont plus remplacés, les opportunités de mobilité se raréfient mécaniquement.


Des conséquences humaines de plus en plus inquiétantes


Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes qui attendent parfois plusieurs années avant de pouvoir envisager un changement de poste.

Cette attente interminable engendre un profond découragement, une perte de motivation et un sentiment d’enfermement professionnel.

Nombre d’agents ont aujourd’hui le sentiment que leur parcours est figé, sans perspective d’évolution.

L’UNSA alerte également sur les risques psychosociaux que peut entraîner cette impossibilité durable de construire son avenir professionnel.

Lorsque les perspectives disparaissent, les conséquences sur la santé au travail, l’engagement et le bien-être des agents ne peuvent plus être ignorées.

Nous demandons que ces risques soient pleinement pris en compte et évalués, afin que des réponses adaptées soient apportées.


​À cela s’ajoute un autre enjeu majeur : celui de la reconnaissance salariale.


Chacun le constate aujourd’hui, les mobilités constituent bien souvent le principal levier permettant une évolution significative de la rémunération, bien davantage que les reconnaissances accordées lors des EOP. Quand les mobilités sont bloquées, ce sont donc aussi les perspectives d’évolution salariale qui se ferment, accentuant encore le sentiment d’injustice et de démotivation.


L’UNSA demande à la Direction de faire des mobilités une priorité 


Pour l’UNSA, la situation actuelle n’est plus acceptable.

La mobilité ne peut pas devenir un parcours d’obstacles ou un privilège réservé à quelques-uns !

Elle doit redevenir un véritable outil de développement professionnel au service des agents comme de la performance collective.

C’est pourquoi l’UNSA demande que ce dossier soit désormais traité comme une priorité par la Direction des Ressources Humaines.

Nous attendons des mesures fortes, concrètes et innovantes permettant de relancer durablement les mobilités, tant au sein du Groupe que de l’Établissement public. Il est urgent de réenclencher le cercle vertueux des mobilités, afin de redonner aux agents des perspectives d’évolution, de restaurer leur motivation et de garantir des parcours professionnels dynamiques, attractifs et reconnus.


L’UNSA est à vos côtés pour défendre vos mobilités et vos parcours professionnels !