Un choix de société moderne


Lors de la 3ème séance des négociations sur l’accord Egalité Professionnelle Femme/Homme, l’UNSA a souhaité porter une proposition forte, juste et résolument tournée vers l’avenir : la mise en œuvre du congé menstruel. 

Avec cette proposition, l’UNSA réaffirme que l’égalité ne se décrète pas, elle se construit par des actes concrets qui prennent en compte la réalité biologique et quotidienne des agentes et des salariées.


Une réalité de santé publique que nous ne pouvons plus ignorer


Travailler avec des douleurs invalidantes lors des menstruations— migraines, vertiges, fatigue intense ou vomissements, saignements abondants, etc. — est une réalité pour des millions de femmes. Aujourd’hui, nombreuses sont celles qui font face à ce dilemme : souffrir en silence au détriment de leur santé, ou utiliser leurs congés personnels et RTT pour pallier une incapacité physique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 65 % des salariées et agentes ont déjà rencontré des difficultés liées à leurs règles (1).
  • 35 % des femmes constatent un impact direct des douleurs sur leur productivité (2).
  • 1 femme sur 10 souffre d’endométriose (soit 2 millions de personnes en France), sans compter les pathologies comme le SOPK — syndrome des ovaires polykystiques —qui touchent également des millions de femmes (3). Pourtant, la stigmatisation persiste : 50 % des femmes préfèrent encore cacher la véritable raison de leur malaise à leur manager (2).

Un élan de société que l’UNSA accompagne


La société civile a déjà tranché. Selon les derniers baromètres IFOP et l’indice UNSA de fin 2025, 66 % des Françaises et des Français sont favorables au congé menstruel. L’engagement national de l’UNSA sur ce sujet, via notre pétition ayant déjà recueilli plus de 90 000 signatures, démontre l’urgence et l’adhésion à cette mesure de justice sociale.Rejoindre les pionniers du progrès social


Rejoindre les pionniers du progrès social


De grandes organisations ont déjà franchi le pas, prouvant que cette mesure est non seulement possible, mais bénéfique :

  • Carrefour propose depuis 3 ans un dispositif adapté avec 12 jours de congés annuels.
  • L’Oréal, Solimut ont également déployé des dispositifs avec des contingents de jours.
  • Plus proche de nous, CDC Habitat/Adoma proposent un contingent de 13 jours ouvrés par an, sur présentation d’un certificat médical.

Le congé menstruel est un levier d’attractivité pour la Caisse des Dépôts


En intégrant le congé menstruel dans le futur accord Égalité, la Direction de la Caisse des Dépôts ferait un choix sociétal fort.

 C’est une opportunité majeure pour :

  • Garantir l’équité : en levant le tabou sur la santé gynécologique.
  • Attirer les talents qui cherchent un environnement de travail respectueux de la santé et de l’équilibre vie pro/vie perso.
  • Renforcer la Marque Employeur : en se positionnant comme une institution exemplaire et bienveillante.

L’UNSA invite la Direction à franchir de nouvelles étapes en matière d’égalité professionnelle, en déployant des actions innovantes et ambitieuses qui traduisent sa volonté réelle d’avancer et de progresser durablement.


​Ensemble, construisons une égalité professionnelle moderne et protectrice.


(1) IFOP pour Eve and Co (2022-2024)

(2) Baromètre de la santé des femmes (Edition 2024-2025) + chiffres de ANACT

(3) Santé publique France et Stratégie nationale endométriose (chiffres actualisés en 2025)