L’UNSA dénonce vivement la décision de la Direction de placer par défaut les jours issus du Compte Épargne Temps (CET) en gestion pilotée sur le PERECO, alors que le placement en fonds monétaire était jusqu’à présent la règle appliquée depuis des années.


Un changement imposé sans concertation

Depuis le 4 février dernier, la mise en place du nouveau prestataire Amundi a été accompagnée d’une série de dysfonctionnements que l’UNSA avait pourtant anticipés et signalés. Le dernier en date concerne la gestion des jours CET placés sur le PERECO. De nombreux agents ont découvert que leurs jours épargnés avaient été investis automatiquement sur la grille « équilibre » de la gestion pilotée du PERECO, faute d’indication contraire.

Pour l’UNSA, cette situation est inacceptable. La règle appliquée depuis des années consistait à placer les jours CET en fonds monétaire par défaut, garantissant ainsi la sécurité des sommes épargnées. Ce changement sans consultation, ni information préalable, est vécu comme un véritable cafouillage par les agents concernés.


Un cafouillage évitable

Ce dysfonctionnement s’inscrit dans une série de problèmes survenus depuis la mise en place du nouveau prestataire. L’UNSA regrette que la Direction et les signataires de l’accord n’aient pas entendu sa demande de reporter cette mise en place à juin prochain, afin de mieux anticiper les problématiques techniques et organisationnelles. Une fois de plus, ce manque de préparation impacte directement les agents.


Des ajustements tardifs et des réponses insuffisantes

Face aux interrogations des agents, la Direction a indiqué, dans le Flash info n°775, que les montants des jours placés sur le CET ont été investis en gestion pilotée pour le PERECO par défaut. La Direction précise toutefois que chaque agent peut procéder gratuitement à des arbitrages vers d’autres Fonds Communs de Placement d’Entreprise (FCPE) via leur espace salarié. Cependant, aucune précision n’a été apportée quant à une éventuelle régularisation avec une bonne date de valeur.

Pour l’UNSA, cette réponse est loin d’être satisfaisante. En effet, il est incompréhensible que les agents soient contraints de procéder eux-mêmes à des arbitrages pour corriger un choix par défaut imposé sans leur accord. L’UNSA exige que la Direction prenne ses responsabilités et procède d’elle-même aux régularisations nécessaires pour rétablir la situation initiale, avec la bonne date de valeur.


L’UNSA reste mobilisée

L’UNSA continuera d’interpeller la Direction pour que les droits des agents soient respectés. Elle exige que la gestion des CET redevienne claire et conforme aux pratiques antérieures, garantissant ainsi aux agents la sécurité de leur épargne. Plus largement, l’UNSA demande un retour d’expérience sur la mise en place du nouveau prestataire afin de tirer les leçons de ces multiples dysfonctionnements.