Depuis plus de quatre mois, la Direction des Ressources Humaines de l’Établissement public conduit une procédure disciplinaire d’une gravité sans précédent à l’encontre de la Secrétaire générale de l’UNSA Groupe CDC.

Cette procédure, initiée sur la base d’un signalement individuel, s’est transformée en une démarche d’une ampleur disproportionnée, marquée par :

  • une enquête externalisée, intégralement pilotée et financée par la Direction ;
  • une sélection des personnes auditionnées, sans que l’ensemble des permanents de l’UNSA ait été entendu ;
  • des témoignages de nombreux permanents minorés et discrédités ;
  • l’exploration d’éléments relatifs au fonctionnement interne du syndicat, excédant le strict cadre des faits signalés ;
  • la production d’un rapport à charge dont les conclusions sont présentées publiquement comme acquises, alors qu’aucune autorité indépendante n’a encore statué.

La communication adressée par la DRH de l’Établissement public CDC à l’ensemble des 6 000 agents le 9 février franchit un seuil préoccupant. Présenter comme établis des faits faisant encore l’objet d’une procédure contradictoire et administrative en cours revient à orienter l’opinion interne avant même la décision de l’Inspection du travail ou des tribunaux.

L’UNSA s’inquiète de cette mise en scène institutionnelle et du climat qu’elle installe.

Rappelons que, dans cette affaire concernant deux personnes, aucun jugement de justice, aucune enquête policière n’a eu lieu. De même, à aucun moment avant l’enquête menée par la DRH, aucune plainte n’avait été enregistrée sur les faits supposés, ni dans les instances de l’UNSA, ni auprès de l’employeur CDC.

La liberté syndicale n’est pas un principe abstrait : elle suppose le respect strict de l’indépendance des organisations, notamment dans leur fonctionnement interne et dans le choix de leurs représentants. Toute procédure visant une représentante syndicale protégée exige une rigueur irréprochable, une stricte proportionnalité et une neutralité absolue.

Lorsque ces exigences ne sont pas pleinement réunies, c’est l’équilibre du dialogue social qui se trouve fragilisé.

L’UNSA ne se laissera ni intimider ni affaiblir. Elle défendra avec détermination ses représentants, son intégrité et le respect des libertés syndicales au sein de la Caisse des Dépôts. Toutes les voies de droit nécessaires seront utilisées pour garantir que cette affaire soit examinée dans un cadre réellement impartial et conforme aux principes fondamentaux.


Une ingérence manifeste de la Direction dans le fonctionnement d’une organisation syndicale : du jamais vu à la CDC !